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dimanche 7 septembre 2008

Kung Fu (art martial chinois)

Le Kung Fu est sans doute l'art martial le plus connu et le plus méconnu en Occident. Tant d'idées reçues entourent ces deux mots, qu'on en a oublié jusqu'à leur signification !

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- Kung Fu -

Nom original : Gong Fu (Gong, maitrise et perfectionnement, et Fu , technique)
 Traduction : techniques de perfectionnement
Origines : chinoises
Date de création :
aux alentours du VIème siècle


  • Le Kung Fu n'existe pas, vive le Wushu Gong Fu !

Introduit en Occident dans les années 1970 pour désigner les films chinois d'arts martiaux, le terme « Kung Fu » sonnait mieux d'un point de vue phonétique et mnémotechnique à l'oreille de ce nouveau public. Les termes gong et fu traduits littéralement et séparément ont une toute autre signification que "arts martiaux", en effet gong désigne la « maîtrise » ou le « perfectionnement » et fu désigne les techniques en tant que contenu. On peut ainsi dire de quelqu'un qu'il possède le gong fu en gastronomie, en peinture, etc. Le terme plus juste pour qualifier les arts martiaux chinois est wushu. L'expression wushu gongfu désigne ainsi « la maîtrise de l'art martial ».

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Photographie - Des adolescents suivant un cours de wushu au temple de Shaolin.

Cette méconnaissance s'explique historiquement, en effet : alors que Japonais et Coréens du sud ont rapidement cherché à diffuser leurs arts en occident, les Chinois ont gardé une certaine animosité de la période coloniale et refusaient généralement d'enseigner à l'ennemi.Par la suite, la Révolution culturelle de Mao Zedong a pris les arts de combat traditionnels pour cible. Beaucoup de grands maîtres sont partis à l'étranger, et le wushu chinois a pris une orientation beaucoup plus sportive, thérapeutique et stéréotypée.


  • Arts internes, externes, énergétiques.. ou tous ensemble ?

Hors de Chine, il est de coutume de classer les innombrables art martiaux chinois au moins en deux grandes catégories : les arts externes et les arts internes. Dans la première, il s'agirait des disciplines plus portées sur le développement physique, issues de Shaolin, et donc principalement influencées par le Bouddhisme. Dans la seconde, on mélange souvent pèle mêle les arts portés sur le développement du souffle et de l'énergie interne (Qi), dont l'origine viendrait du Mont Wudang, haut lieu du Taoïsme, qui aurait son influence sur eux.

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Photographie - Mer de brume au pied du mont Wudang

Cette vision des arts martiaux chinois est à la fois très réductrice et erronée, en particulier au niveau du vocabulaire adopté. Le terme Gong Fu ne désigne pas à l'origine une catégorie d'arts de self défense mais signifie «la maîtrise» dans un domaine. Quand au Taiji Quan, il ne représente pas un, mais toute une famille de boxes issues d'une origine commune. Et dans les faits, cette mise en opposition est également une erreur. Car aujourd'hui, chaque art chinois aborde plus ou moins, avec des proportions différentes, les deux «opposés», qui sont d'ailleurs complémentaires, et présentés par les plus grandes maîtres chinois comme les deux premières étapes vers la maîtrise en combat et dans la vie. Le travail externe, le plus physique, ne serait que la base de la pratique. Moins subtile, elle serait parfaite pour l'initiation des jeunes, et le développement d'un corps fort et flexible. Le travail interne, tout en sensation, serait seulement l'étape suivante, celle qui permet de vaincre un ennemi physiquement supérieur.Et ensuite ? Il y aurait ce que les maîtres appellent le «sans forme», un état où les deux premiers principes sont assimilés, et où l'artiste martial ne s'enferme plus dans le moindre style afin de pouvoir tous les maîtriser.


  • Quelle école pour faire du Wushu Gong Fu ?

Il existe de nombreuses variantes d'un même wushu, et certains lieux célèbres comme Shaolin ont vu naitre un grand nombre d'arts martiaux différents. Ainsi parler d'une boxe de Shaolin se révèle particulièrement vague et sans intérêt. Rien que sur le plan historique, ce sont un grand nombre de styles qui sont nés dans le célèbre temple, dont les plus célèbres sont le Wing Chun, la Boxe de la Mante Religieuse ou encore la Boxe de l'homme ivre et les formes animales (Tigre, Singe, Grue, etc.). Avec le temps, elles se sont diffusées dans toute la Chine et confrontées à des styles autochtones souvent créés dans le secret des cercles familiaux ou claniques (dont les sociétés secrètes). Le résultat n'a été autre que de créer encore plus de styles. Ainsi, les arts martiaux chinois ont quelque chose d'infini, de sans limite..

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Photographie - Une des postures du wushu de la Mante Religieuse

Dans l'immensité du territoire chinois, il semble aujourd'hui possible de trouver dans chaque ville ou région un art martial typique, soit totalement original, soit une ré-interprétation d'une discipline plus célèbre.


  • Avis perso, un art martial plus qu'un sport de combat.

Après avoir fait de la savate (boxe française) dans ma jeunesse, j'ai longtemps cherché un art martial pouvant me convenir. Ayant (un peu) pris de l'âge, je me suis tourné vers un "art martial", et non plus un "sport de combat" et ai choisi le wushu Vu Ba de Shaolin, qui développe à la fois les techniques externes et les techniques internes, dans le respect de la tradition. Mais vu la multitude d'arts martiaux chinois, je pense sincèrement qu'il y en a pour tous les gouts ;)

N'hésitez pas à visiter l'Encyclopasia boutique pour découvrir la sélection spéciale "Kung Fu"!

  • Liens externes

--> Fédération de wushu (Française)
--> Fédération de wushu et sanda (Française)

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Posté par Encyclopasia à 12:08 - Sports de combat / Arts martiaux - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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jeudi 4 septembre 2008

Ninjutsu (art martial japonais)

Après avoir parlé de Naruto, il semble logique de s'intéresser de plus près au ninjutsu.. jusqu'où se mêlent les légendes et la réalité ?

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- Le Ninjutsu -

Nom original : ninjutsu (nin, furtivité, persévérance, patience, endurance et jutsu, technique)
Pratiquants : ninja (homme) kunoichi (femme)
Traduction : techniques de furtivité

Origines : diverses, mais principalement japonaises
Date de création :
aux alentours du VIème siècle


  • Ninjutsu, un peu d'histoire.

Ce n'est qu'au VIème siècle que l'utilisation d'espions-guerriers par le prince Shokotu donne naissance au qualificatif "Shinobi" (discret, furtif) pour désigner ces individus.Mais c'est réellement à partir de l'ère Chiryaku (XIème siècle) que le Ninjutsu prend toute son ampleur.

Il convient cependant de bien préciser que le Ninjutsu n'est pas un standard auquel tout le monde pouvait faire référence, car chaque clan (ou famille) avait développé son propre enseignement et ses propres techniques en fonction d'influences propres et variées.

Les montagnes devinrent à cette époque des refuges pour de nombreux combattants traditionnels, ayant fuit les champs de bataille suite à une défaite, une blessure ou la mort de leur maitre. Des moines, opposés à l'autorité de l'empereur qui tentait  alors d'imposer des conceptions religieuses "officielles" y trouvèrent également refuge et devinrent des moines combattants. Un grand nombre d'émigrés d'autre pays Asiatiques (Coréens, Chinois..) ainsi que des nomades, des saltimbanques et divers artistes s'y réfugièrent aussi, apportant leurs connaissances martiales si particulières.

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Photographie - Montagnes au Japon

On comprend donc qu'avec des influences et des origines aussi diverses les techniques de ces guerriers n'avaient rien de conventionnelles, et il est certain que d'un point de vue stratégique, les Ninja ont fait tout leur possible pour exacerber le côté mystérieux de leurs pratiques dans le seul but d'inspirer la crainte et par-là même s'assurer une certaine tranquillité.

L'attitude du pouvoir à leur égard était plutôt versatile, louant leurs services en période de guerre, ou cherchant à les exterminer en temps de paix. Voilà pourquoi de nombreuses théories laissent à penser que les familles Ninja auraient eu tout intérêt à ce que les grands seigneurs se fassent la guerre, ce qui leur assurait un moyen de subsistance, et l'assurance de ne pas être inquiétés.

Quoiqu'il en soit devant la prolifération de ces familles qui avaient complètement investies entre autre les régions d'Iga et de Koga, mais aussi Nagano, Tochigi, et devant le danger potentiel que représentait ce contre pouvoir, le général Oda Nobunaga tenta d'exterminer les clans Ninja d'Iga au XVIème siècle.

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Illustration traditionnelle - Général Oda Nobunaga

Après un premier échec, c'est finalement à dix contre un et à grand renfort d'armes à feu, que le général Nobunaga finit par vaincre. Au cours de ces affrontements qui durèrent plusieurs jours, de nombreux Ninja périrent et avec eux leur école, puisqu'il était très souvent coutume à l'époque de transmettre son savoir oralement afin d'éviter le vol des écrits.

Néanmoins certains parvinrent à s'enfuir, et purent ainsi continuer à enseigner et transmettre leur savoir. Il faudra attendre le XVIIIème siiècle pour que les Ninja d'Iga connaissent leur période de gloire lorsque Ieyasu Tokugawa devint Shôgun et demanda à Henzo Hattori chef Ninja d'Iga d'organiser sa sécurité, Ils purent ainsi continuer à se développer.

Par la suite dans un Japon pacifié, les services des Ninja devinrent logiquement de moins en moins utilisés. Finalement, c'est l'empereur Meiji, qui en supprimant le Shôgunat et le régime féodal, et en introduisant au Japon le modèle Occidental, précipitera définitivement le retour à l'anonymat des Ninja devenus inutiles, sinon dangereux dans un Japon en paix.

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Photographie - Toshitsugu Takamatsu

C'est aussi à cette époque que naquit Toshitsugu Takamatsu, petit fils de Toda Sensei descendant direct des Ninja d'Iga qui lui transmit ses connaissances, Takamatsu étudia également avec Mizuta Sensei et Ishitani Sensei et devint Soke d'un grand nombre d'écoles anciennes.Lorsqu'il meurt en 1972, Masaaki Hatsumi son élève qui avait hérité du titre de Soke de 9 écoles traditionnelles anciennes crée le Bujinkan en hommage à son maître disparu.


  • Ninjutsu, où et comment pratiquer de nos jours ?

France, États-Unis, Australie et bien évidemment Japon.. nombreux sont les pays où des Maîtres prétendent enseigner le Ninjutsu. Je dis "prétendre" car peu d'entre eux s'accordent sur ce qu'est exactement le Ninjutsu aujourd'hui, d'où la difficulté à créer une fédération nationale de Ninjutsu (même si elle existe), en comparaison à des arts martiaux plus populaires tels que le Judo ou l'Aïkido.

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On peut ainsi différencier deux grandes "branches" en France : le Ninpô Taijutsu, et le Ninjutsu dit "traditionnel". Alors que ce dernier s'inspire des 9 écoles qui formaient le Ninjutsu à l'époque féodale japonaise, le Ninpô Taijutsu n'en a conservé que quelques unes, estimant que les autres ne sont plus d'actualité de nos jours.


  • Avis perso, le Ninjutsu c'est bien.. mais je préfère le KungFu.

Pour ma part, après avoir testé quelques dojos en France (en région parisienne), je n'ai pas pu trouver de club me convenant.. De mon point de vu personnel, ces dojos manquaient de sérieux. Mais je ne saurais que vous encourager à trouver le plus proche de chez vous, et d'aller essayer !
Tous les dojos proposent 1 ou 2 séances d'essai, ce serait dommage de vous en priver ;)

N'hésitez pas à visiter l'Encyclopasia boutique pour découvrir la sélection spéciale "Ninjutsu" !

  • Liens externes

--> Fédération française de Ninjutsu
--> Bujinkan Bûdo Taijutsu France

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Posté par Encyclopasia à 10:14 - Sports de combat / Arts martiaux - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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